Les techniques

En 1996, je réalise mon premier stage de peinture sur bois à Paris, une semaine à « l'Atelier Guigue Et Locca », une découverte des techniques anciennes et déjà une passion pour une technique artistique qui se révèle.
2013 à nouveau une semaine de découverte, cette fois ci chez Isabelle Barale à « l'Atelier Garance » dans le Sud, artisan d'art que j'ai choisi pour son expérience et la qualité de son savoir faire, avec pour projet de me former en tant que professionnelle, ce que je fais en 2017.

Depuis mars 2018 je vous propose mes services d'artisan d'art en peinture sur mobilier ...

Les échantillons techniques

Décor floral traditionnel

Décor classique

Arte Povera

ou marqueterie de papier vénitienne XVIIIe

Effet Porphyre

Faux cuir

Faux marbre

Fausse rouille

Gris gustavien 2 tons et patine

Peinture essuyée

Céruse et effet grisé

La peinture

A sa manière, la peinture est une véritable fée du logis.


La couleur apporte du caractère, à la fois singulière et dans l'air du temps, c'est une invitation à la vie et à la bonne humeur. Quelle soit pastel, vive, foncée, gris colorés (dit Gustavien très utilisés au XVIIIe siècle), en transparence, essuyée (idéale pour des supports sculptés), en camaieu, superposées, poudrées... votre intérieur sera unique !

Grâce à elle, il est possible d'imiter des matières comme le bois, le marbre ou le porphyre (faux granit), le béton, la rouille, le cuir.. en jouant sur la multiplicité de ses couleurs et de ses textures.

La création d'un décor, de rayures, l'arte povera (marqueterie de papier / technique XVIIIe siècle originaire de Venise) permet d'amener une ornementation, d'embellir un bois lisse, d'ajouter du cachet sur des portes, mettre en valeur des espaces de façon graphique.

Le réchampissage met en valeur le travail de l'ébéniste ; la forme et les détails des moulures, des corniches, des cannelures, des sculptures, des pieds torsadés d'une chaise etc.

La céruse, technique du XVIIe siècle, ne peut se pratiquer que sur du chêne ou du châtaigner ; le bois doit être maillé et se prêter à la technique car il relève l'aspect décoratif de la maille / du veinage.

Le vieillissement artificiel de la polychromie, c'est l'aspect « vieilli » de la peinture, une mode actuelle.

Enfin, la peinture constitue une excellente protection des surfaces, une mise en valeur du mobilier, de l'agencement,
de pièces décoratives, une façon de moderniser vos meubles en les conservant ; une nouvelle décoration dans le respect de l'environnement en recyclant ce qui vous appartient ou en donnant une seconde vie à un achat d'occasion.

Avant de peindre, trois facteurs sont à prendre en considération :

  • l'évaluation de la matière, le décapage, voir des restaurations si besoin (primordial pour un travail de qualité et durable)
  • le style, la forme, les proportions (des informations sur le choix de la technique, des couleurs)
  • le volume de la pièce, sa décoration (pour créer un ensemble harmonieux)

Un peu d'histoire

Dès le premier âge, l'homme a représenté symboliquement ses divinités, son milieu naturel, les animaux familiers qui l'entourent. Il a trouvé pour cela de fixer les couleurs élémentaires que la nature mettait à sa disposition. Le sol avec ses terres colorées, les sucs végétaux, les os ou les bois calcinés, lui ont inspiré le goût des couleurs. Toutes les sociétés, mêmes les plus primitives, se sont exprimées par le trait et la couleur.

De ces lointaines époques, aucun objets en bois n'a subsisté. Il faut attendre l'antiquité pour trouver en Extrême-Orient, et dans le bassin méditerranéen des objets, sacrés ou usuels, des statues, des portes de maison, des colombages en bois peint. La variété des styles liés aux coutumes se développe et donne naissance à un art que l'on appelle populaire et dont la tradition est encore vivace sur tous les continents. L'art populaire est un art à part entière, et le bois lorsqu'il s'agit de matériau de construction, de meubles, d'objets utilitaires, en est un support privilégié.
Essentiellement décoratifs, les motifs simples sont répétés pendant des siècles. On retrouve les mêmes parfois d'une région du globe à une autre séparée par des océans. L'art populaire est en effet fondé sur le dessin au trait géométrique et sur l'observation de la nature : fleurs, animaux. Même avec un vocabulaire d'images réduit, l'esprit populaire obtient une variété d'effets, grâce à une combinaison multiple des formes et des couleurs.
L'évolution des décors suit le cours des découvertes techniques qui offrent de plus en plus de possibilités. Tous les peuples méditerranéens et d'Extrême-Orient ont pratiqué la détrempe ou « tempera », c'est-à-dire une peinture à base d'eau, de colle, de gomme, d'oeuf, de cire. Dès la Haute Antiquité il existait déjà toute une gamme de couleurs variées d'origine minérale, végétale, et organique. Ces mélanges par émulsion ont perduré dans l'art populaire de tout l'univers , malgré l'introduction et l'essor de la peinture à l'huile qui a commencé au XVIe siècle.

La coutume de peindre les meubles est issue d'un art populaire ancien et souvent paysan. Cette tradition s'est maintenue et développée dans les régions de forêt, où le paysan utilisait pour fabriquer ses meubles un bois pauvre et tendre comme le mélèze, le sapin, l'épicéa, le hêtre. Le décor polychrome remplaçait les ornements sculptés habituels dans le mobilier bourgeois en chêne et en noyer. Ce décor pouvait être très simple, exécuté au pochoir par le menuisier lui-même, ou plus élaboré lorsqu'il était réalisé par un peintre. Cet artiste allait de village en village peindre souvent les églises, les calvaires, les colombages, les poutres et aussi les meubles.

Le meuble peint le plus important a d'abord été le coffre du mobilier issu du Moyen Age, qui servait à resserrer le linge, les vêtements, par la suite c'est à l'armoire de mariage que l'on réservait le plus grand soin de fabrication et de décor.

Extrait choisi de l'auteur Françoise Avon-Coffrant

La restauration

Pour restaurer des meubles et objets en bois, il est indispensable d'en connaître l'histoire.
Ma formation en restauration de mobilier ancien, ainsi que mon CAP d'ébéniste me permettent d'évaluer l'époque grâce à la connaissance des styles*, d'analyser les caractéristiques de la forme et de la construction du meuble.
C'est essentiel pour réussir une restauration, aussi simple et facile soit-elle.
L'historique des styles de mobilier marque l'évolution des éléments constructifs, cette connaissance facilite le choix du type d'intervention.

L'histoire du meuble débute et se déroule en parallèle avec celle de l'humanité, et apparaît comme un témoignage, laissé par les hommes, des différentes époques de leur histoire. De tout temps, les pièces de mobilier ont été des objets très appréciés,
réalisés exclusivement pour les classes dirigeantes. Depuis peu seulement, ils se sont popularisés et sont fabriqués pour le plus grand nombre.
Ces caractéristiques ont favorisé la conservation et la réutilisation des meubles.

Les œuvres créées et conçues en vue d'une destination utilitaires doivent satisfaire, en même temps, au besoin de luxe et de beauté, inné chez l'être humain. Leur structure obéit aux lois de la construction. Elle est tributaire du matériau employé (bois massif, contreplaqué, métal...) et des techniques de mise en œuvre (assemblage, soudure, cintrage...).
Leur décor obéit aux lois de la composition ornementale, il est obtenu soit : par la couleur (peinture, mosaïque, marqueterie, incrustation), par le relief (sculpture, gravure, moulures, bronzes d'applique).
Les ornements sont empruntés à la géométrie ou à la flore et à la faune (traités au naturel ou interprétés).
L'intérêt des compositions ornementales est accru par le rythme (répétition, alternance, rayonnement, etc.).
Le style est l'ensemble des caractères communs aux œuvres d'art d'une même époque (influence du goût, de la religion, des matières d'oeuvre, des moyens d'exécution).

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